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Edito

Photo : Puja par deux femmes devant le lingadu temple de Duladeo, Khajuraho, (2000).

Il nous a paru utile d’illustrer cette lettre par un Linga, puisque, consacrée à Alain Daniélou, devenu hindou shivaïte, ce genre d’image, selon sa volonté, se trouve sur la couverture de plusieurs de ses ouvrages quand ne s’y trouve pas l’image ithyphallique du Dieu dans la célèbre sculpture d’un fronton du temple médiéval de Bhuvaneshvar en Orissa. Nous revenons à ce qu’écrivait le grand Leonardo da Vinci :
Della Verga

… e pare che a torto l’omo si vergogni di nominarlo, non che di mostrarlo, anzi sempre lo copre e lo nasconde, il qual si dovrebbe ornare e mostrare con solennità come ministro.
Dell’Anatomia, fogli B, pubblicati da Teodoro Sebachnikoff, Roux e Viarengo, Torino 1901, p.84. (An. B; 13 r.)

Alain Daniélou attribuait à la colonisation occidentale une certaine pudibonderie qui affecte l’Inde moderne, pourtant patrie du Kama Sutra et des sculptures érotiques de ses temples. Il n’a pas craint de porter sur ces élégantes cravates écossaises un petit phallus en or, signe du culte qu’il professait à l’égard de Shiva. Pour la majorité des Hindous le linga est assimilé principalement au sexe du dieu bien qu’il puisse prendre d’autres formes.
A Varanasi, ville de Shiva, les étals d’objets-souvenirs regorgent de linga de toutes les tailles.

Alain Daniélou écrit à ce propos ;

Extraits de l’introduction au Mystère du culte du linga

Pages 69 à 71 :
Linga veut effectivement dire signe. En grammaire, c’est le masculin par rapport au féminin. C’est par quoi on reconnaît le masculin, probablement à l’origine. C’est un mot qui sert de toutes sortes de façons.
Un symbole est une tentative de représenter, d’évoquer un principe abstrait par une image concrète. Toute religion, toute métaphysique, s’exprime inévitablement par symboles. … En ce sens, il m’a semblé utile, dans le cas de l’interprétation d’un symbole particulier, le Linga ou phallus vénéré par tous les Hindous, d’en présenter l’explication .

Ce texte est utile pour présenter l’approche traditionnelle d’un symbole comme celui du phallus, approche importante par sa liberté de pensée dans le contexte de puritanisme anglo- saxon qui a envahit l’Inde moderne.

Extraits de l’introduction à la Signification de la Grande Déesse.

Page 122 :
Les dieux ne sont pas des inventions, ce sont des formes que l’on choisit dans une multiplicité informelle. Curieusement, ce sont les monothéistes qui créent des formes complètement différentes des entités qu’ils vénèrent ! Alors que le polythéisme, finalement, se fond en une unité multiple qui, dans sa nature, est inconnaissable.

Jean Varenne, l’un des plus éminents sanskritistes français récemment disparu, écrit en Juin 1994 dans « Connaissance des Religions » au sujet du même livre cité ci- dessus :

La disparition récente d’Alain Daniélou prive ceux qui s’intéressent à la Tradition hindoue d’une approche directe de l’enseignement donné, de nos jours, dans les cercles où l’on instruit les jeunes brahmanes des fondements de leur culture religieuse. D’habitude en effet, les ouvrages qui nous sont proposés en Occident ont été écrits soit par des auteurs qui sont extérieurs à l’Hindouisme (et parfois même à toute religion), soit par des Maîtres très occidentalisés dont le néo-spiritualisme n’a qu’une audience réduite en Inde et qui, par cela même, attirent des auditeurs venus d’Europe ou d’Amérique dont la caractéristique principale est, hélas, une naïveté déconcertante, causée il est vrai par une méconnaissance affligeante de leurs propres traditions … Il y a heureusement des exceptions et l’œuvre d’Alain Daniélou en témoigne. Lorsque, dans les années trente, il décide de s’installer en Inde c’est Bénarès qu’il choisit ce qui lui permet de prendre contact avec ceux pour qui l’Hindouisme est une réalité vivante. Il fait alors l’effort d’apprendre le hindi et se met à l’écoute de ceux qui perpétuent l’enseignement brahmanique dans l’environnement hostile du kali-yuga.. La rencontre décisive fut celle de Swami Karpâtri (1907-1982), un brahmane devenu « renonçant » (sannyâsin ou sâdhu) dans la lignée védantique Sarasvatî, l’une des plus orthodoxes. Devenu son élève, puis son ami, Alain Daniélou put enfin accomplir sa mission : révéler aux Occidentaux que la Tradition hindoue n’est pas morte mais qu’elle se perpétue contre vents et marées, dans des ateliers discrets disséminés dans toute l’Inde et reliés les uns aux autres par tout un réseau de « chemins spirituels » parcourus par ces moines errants qui sont comme le sang de l’orthodoxie brahmanique…..

Photo : Le majestueux linga du temple de Halebid au Karnataka (2002).

Grâce à la traduction d’Alain Daniélou, nous pouvons voir comment fonctionne, concrètement, la pensée brahmanique et comment en est transmis le contenu essentiel, de nos jours (mais malheureusement dans des cercles de plus en plus restreints) comme au temps des Upanishads.

Alain Daniélou et Swami Karpâtri.
Dans ses abondantes archives, livres, articles, interviews, Alain Daniélou a laissé de nombreuses références concernant Swami Karpâtri. Pas un seul texte, pas une ligne qui ne montre son respect et son admiration pour ce moine, chef spirituel du Nord de l’Inde, célèbre pour sa sagesse et son immense savoir.

Le Centre d’Etudes Alain Daniélou considère utile de porter à l’attention des lecteurs de notre lettre, adressée à près de mille internautes, les écrits de Daniélou concernant Karpâtri, maintenant difficilement accessibles et en particulier le long interview publié seulement en français par les éditions du Relié (Robion 1993), dans le livre contenant la traduction par Daniélou de trois textes de Karpâtri, livre qui n’est plus en librairie depuis une dizaine d’années.

Ce qu’il est important de noter est le fait que Daniélou n’a jamais souhaité interférer avec l’aspect politique de l’action de Karpâtri. Ses entretiens avec lui portaient sur les questions de philosophie et de religion.

C’est la raison pour laquelle l’édition 2007 de « Approche de l’Hindouisme » (Editions Kailash), contenant des textes non conformes à nos buts, a été retiré de la vente et que la seule édition de référence reste celle de 2005.

De fait concernant cet aspect politique de l’action de Karpâtri, Daniélou le mentionne une seule fois en 6 lignes dans son « Histoire de l’Inde » (Fayard, page 315) et un peu plus longuement dans son autobiographie. Malencontreusement Daniélou commet dans ces textes une confusion entre deux partis politiques, confusion dont nous avons rendu compte dans une précédente lettre.

Il écrit dans son autobiographie page 152 :
Swami Karpâtri me conseilla de retourner en Europe pour y exposer les principes fondamentaux de l’hindouisme car, comme étranger, je ne pouvais participer à la lutte politique en Inde.

Extraits de l’interview réalisé un ou deux ans avant la mort d’Alain Daniélou en forme de préface dans le livre « Textes fondamentaux de Swami Karpâtri, Mythologie, Théologie et Philosophie, Traduits du hindi et commentés par Alain Daniélou »
1° Le Mystère du Culte du Linga
2° La signification de la Grande Déesse
3° L’Ame et le Moi.
Interview
Pandit Vijayananda était-il un disciple de Swami Karpâtri ?

D’une certaine façon, oui. Il considérait Swami Karpâtri comme ayant des connaissances supérieures, donc il allait évidemment assister à certaines de ses audiences. Vijayananda, ayant été l’élève d’un fameux gourou sannyâsin tantrique, avait bien sûr lui- même une expérience très vaste et une ouverture d’esprit totale. Alors que j’ai connu beaucoup de brahmanes qui étaient étroits d’esprit, pointilleux et qui n’apportaient rien de profond à la connaissance des textes.

Swami Karpâtri quant à lui, était un moine errant, un sannyâsin, d’un incroyable savoir. Il venait de temps en temps à Bénarès durant la saison des pluies.

…………

Lorsque vous avez rencontré Swami Karpâtri, l’avez-vous tout de suite considéré comme un maître spirituel ?

Pour moi, Karpâtri faisait partie d’un ensemble de personnes qui me paraissait illuminer le monde et auprès de qui on pouvait apprendre quelque chose d’important. Mais on ne cherche pas à devenir un disciple et eux, ne cherchent pas à devenir des gourous. Ce genre de rapport est tout à fait en dehors de la réalité. J’avais simplement des rapports avec des grands brahmanes, particulièrement Vijayananda Tripathi avec qui j’avais de longues conversations, et d’autres avec qui j’étudiais le sanskrit.

J’allais comme beaucoup d’autres, rendre visite à Karpâtri quand il était là ; il a bien voulu répondre à nombre de mes questions. Mais je ne cherchais pas un gourou et il ne cherchait pas de disciples ! Et ceci amène une autre atmosphère, une autre ambiance. Cette idée de chercher un gourou est tout à fait une maladie d’Occidentaux.
Tous ces gens qui veulent avoir un maître et devenir eux-mêmes des gourous !

La question est la suivante : le Sanâtana Dharma existe-t-il ? Existe-t-il une tradition de connaissance et de culture qui fait la valeur de la transmission de l’hindouisme ? Et si cela existe, c’est une chose permanente et impersonnelle. On s’approche alors plus ou moins de cette connaissance ; on ne s’approche pas des gens, on ne cherche pas des maîtres, on s’approche simplement d’une lumière.

Mais vous alliez quand même poser des questions à Swami Karpâtri parce qu’il représentait pour vous un témoin de la réalité.

Bien sûr ! Il représentait un témoin de la tradition. Il avait un savoir extraordinaire, qui est une chose que l’on sent. C’est à dire que parmi d’autres sannyâsins qui étaient dans le même entourage, il y avait des gens qui n’avaient pas la même lumière ; et puis il y avait des gens qui avaient cette espèce de connaissance lumineuse dont il est un rare exemple, ce que l’on sent tout de suite.

Les questions que vous lui posiez, étaient-elles sous-tendues par vos rencontres avec Pandit Vijayananda et le travail qui en découlait ?

Non, c’étaient simplement des questions que tout le monde peut se poser. Il n’y a pas beaucoup d’êtres qui peuvent vous expliquer les différents aspects de la Déesse ou la signification du Linga, et le faire d’une manière aussi intelligente et aussi réaliste, sans préjugé d’aucune sorte.

Mais ce n’étaient pas que des questions d’ordre purement intellectuel, je suppose ? Ce n’était pas purement intellectuel parce que j’avais un profond respect et une espèce de dévotion envers ce personnage qui a créé une sorte de lien.
intellectuel : qu’est-ce que cela veut dire ?
……….
L’action de Karpâtri a été considérable puisqu’il s’est créé autour de lui des mouvements traditionalistes qui jouent encore un grand rôle dans la politique indienne. Evidemment je ne m’intéressais pas à l’aspect politique.

Son action se situait au niveau du monde entier mais vous avez néanmoins reçu une initiation.

En fait, quand j’ai été adopté en quelque sorte par Karpâtri, je ne m’en suis pas aperçu. C’était tellement loin de moi que je ne me suis pas rendu compte que cette petite

cérémonie était un rite d’adoption. Il prit un Mala, un chapelet de graines de Rudraksha, avec lequel il toucha toutes les parties de son corps puis il le mit autour de mon cou – le don de Mala est un rite d’adoption. Moi, je trouvais très gentil qu’il me donne un Mala. Ce n’est qu’après que j’ai réalisé qu’il s’agissait d’un acte rituel.

A ce moment là aussi, il m’a dit que je pouvais traduire et utiliser comme il me plaisait ses enseignements, son œuvre, et même me l’approprier, c’est-à-dire qu’il m’incorporait dans la tradition puisque j’avais le droit d’en parler comme si c’était ma propre pensée. C’était une marque de confiance à laquelle je ne m’attendais pas.

Je suppose que c’était très rare d’être incorporé comme cela en tant que non-hindou ,

Il n’y a pas d’autres cas. Peut-être Sir John Woodroffe.
…………
Peut-on dire que Swami Karpâtri a été la source de votre connaissance de la tradition indienne ?

Non, je dirais que c’est plutôt Pandit Vijayananda au point de vue des connaissances générales. Il était lui-même un brahmane très vénéré, on pouvait discuter de tout avec lui. Swami Karpâtri était à un niveau au-dessus, comme une espèce d’oracle que l’on vient vénérer et à qui on pose des questions. On n’avait pas du tout le même genre de rapports. Lorsqu’il donnait audience, le darshana, assis sur sa table basse comme un yogi indien, il y avait toujours beaucoup de monde, différents groupes de gens : des brahmanes, des non- brahmanes, des femmes ; cela formait comme un théâtre.
…………
Ce caractère dévotionnel ne faisait donc pas partie de son enseignement ?
Absolument pas. C’est très loin des « bondieuseries » ! C’est un enseignement très sévère, qui s’occupe de philosophie, de connaissance …

Il était très difficile de savoir quelle était sa vie en dehors de ce qu’il nous montrait. Des gens prétendaient qu’il avait des pratiques tantriques mais je n’en sais rien.
Et puis cela fait partie de sa sâdhana, ces techniques que l’on choisit pour son développement personnel. Cela ne me regarde pas.

Il n’enseignait pas de telles techniques ?

Non, absolument pas.

Avait-il des disciples ?

Non, toute l’Inde était ses disciples.
Il y avait des quantités de gens au cours de ses darshana qui venaient se prosterner devant lui ou écouter ses enseignements quand il en donnait.
……….
Swami Karpâtri était-il intégré au sein du brahmanisme, était-il écouté ?
Bien sûr ! Il était considéré comme un grand lettré et une sorte de saint respecté par tout le monde. On le considérait en fait comme le chef spirituel d’une grande partie de l’Inde du Nord.

Quelles fonctions avait-il dans l’Inde à cette époque là ?

Il n’avait aucune fonction ……

Swami Karpâtri est intervenu dans le champ social. On pourrait penser que cela ne concerne pas un renonçant. N’est-ce pas tout à fait rare et surprenant ?
C’est prévu dans les situations exceptionnelles de descendre sur le champ de bataille, quand la tradition est sérieusement menacée.
Il a considéré qu’il était de son devoir de faire une action pour arrêter l’anti-traditionnalisme des pouvoirs publics.
……

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai publié le Kâma-Sûtra : les sources du Kâma-Sûtra sont des mêmes auteurs que certains Upanishads, le commentaire du Kâma-Sûtra est contemporain de Shankarâcharya. Il est très difficile, semble-t-il, pour les Indiens de sortir complètement de ce moralisme puritain qu’ils ont adopté ; ils croient vraiment que l’on peut vivre une vie idéale avec ce genre de limitation.
…..

Je pense à ce jeune brahmane qui avait travaillé avec nous et qui est devenu lui-même un sannyâsin tout à fait rigoriste et puritain d’obédience strictement védique ; il s’est séparé de Karpâtri parce qu’il prétendait qu’il avait des pratiques tantriques. Le tantrisme fait pourtant partie de la tradition !
………..
Vous faites référence dans votre œuvre au shivaïsme ancien comme étant la Tradition Primordiale, le Sanâtana Dharma. Peut-on dire que Swami Karpâtri était, au sein du brahmanisme, l’un des pôles du shivaïsme ancien ?

Non, parce que son œuvre apolitique était au contraire très védique. Le shivaïsme est une forme dans l’hindouisme : alors que la religion extérieure est védique, le shivaïsme est sa forme ésotérique. Toutes les sectes de sannyâsins sont shivaïtes ; il existe des sâdhus vishnouïtes, mais ils ne sont pas détenteurs de la tradition secrète. D’ailleurs tous les Upanishads, à la base, sont shivaïtes.

Vous voulez dire que Swami Karpâtri détenait cette connaissance ésotérique ?

Certainement au plus haut niveau.

Si le shivaïsme ancien est l’aspect ésotérique de l’hindouisme, cela veut dire qu’il est toujours présent, tout en restant caché ?
Bien sûr. Et il doit rester caché.
………

En même temps, Swami Karpâtri donne un enseignement sur cette connaissance et il incarne cette connaissance.
C’est quelqu’un qui a des connaissances, qui connaît tous les textes, qui a une mémoire prodigieuse, qui connaît le sens de tous les aspects du symbolisme, de la mythologie.
Par ailleurs, que quelqu’un comme Swami Karpâtri acquière certains pouvoirs qui permettent de dépasser les possibilités intellectuelles, c’est possible, mais cela demande une discipline particulière qu’il n’est pas donné à tout le monde de pratiquer.

Pourriez-vous nous parler des pratiques de l’enseignement de Swami Karpâtri ?

Je suis très opposé aux rites et je n’ai jamais reçu d’instructions particulières. Les contacts étaient sur le plan strictement intellectuel. Il y avait une certaine vénération physique du

personnage ; on se prosternait devant lui comme tout le monde, mais il n’y avait rien de particulier dans mon cas.

On décrit la relation entre le maître et le disciple comme le lieu où s’élabore une mise en pratique de l’enseignement. N’avez-vous jamais senti quelque chose de cet ordre là ?

Non. Pourquoi les gens cherchent-ils un maître ? Pour jouer un rôle eux-mêmes ! Or, moi, je n’avais aucune envie de jouer un rôle. Donc les choses se sont faites sur un autre plan. Karpâtri a certainement pensé que je pourrais être utile, il s’est donc donné la peine de me faciliter les choses.

Il est un point tout de même assez curieux : après avoir reçu ce rite d’adoption que je n’avais pas pris au sérieux, j’eus l’impression que je savais des choses que je n’avais pas apprises.
A ce moment-là, probablement, on fait partie, on est intégré dans une certaine tradition. Comment cela s’est fait, comment cela s’est passé, cela n’a pas d’importance.

Mais je ne cherchais pas à avoir un rôle ! J’ai eu la chance d’être en contact avec une certaine forme de savoir, et j’ai cherché à l’exprimer. Mais je ne joue pas un rôle, je ne suis pas un gourou !

Une édition non autorisée datant de 2007 et ne respectant pas la ligne de conduite du Centre d’Etudes Alain Daniélou a été retiré de la vente et seule la version d’origine publiée en 2005 reste la référence.

Actualités

Une édition non autorisée datant de 2007 et ne respectant pas la ligne de conduite du Centre d’Etudes Alain Daniélou a été retiré de la vente et seule la version d’origine publiée en 2005 reste la référence.

Musique

Nouvelle Edition complète publiée en Inde des 18 chansons-poèmes de Tagore.

Galerie

Alain Daniélou
« Temple de Khajuraho »
Dessin, Le tour du monde en 1936.

Article

Extrait

ATMANANDA
Voyage vers l’immortalité – La quête spirituelle d’une occidentale auprès de Ma Anandamayi.

Edition établie et présentée par Ram Alexander, éditions Accarias L’Originel, 2000.

Page 63 :
« …… Bénarès a toujours exercé une forte attraction sur les saints et les pandits de l’Inde. Du temps de Blanca, une petite communauté internationale d’intellectuels, d’artistes et de chercheurs spirituels s’y était formé. Les britanniques tenaient toujours fermement les rênes du pouvoir en Inde (des rênes qu’ils allaient vite lâcher après la guerre), et tous ces indophiles occidentaux, ces apprentis hindous, devaient certainement constituer pour eux une énigme.

Le roi sans couronne de cette nouvelle caste était l’indologue, musicien et esthète français Alain Daniélou qui habitait, avec son compagnon Raymond Burnier, un énorme palais du XVIII ème siècle situé au bord du Gange, au cœur de la vieille ville. Daniélou a écrit de nombreux ouvrages sur la religion et la culture indiennes ; il fut aussi l’un des premiers a introduire la musique classique indienne en Occident. ……. »

Présentation de l’éditeur en quatrième de couverture :

Voyage vers l’immortalité est le récit intime d’une occidentale qui s’est lancée avec beaucoup de courage dans une quête spirituelle au cours de laquelle elle entre en contact avec quelques-uns des plus grands maîtres de l’Inde contemporaine : J. Krishnamurti, Ramana Maharshi et Ma Anandamayi dont elle devient la disciple. Atmananda essaie désespérément de concilier la voie « iconoclaste » de Krishnamurti avec celle plus traditionnelle de Ma Anandamayi. Cela donne au récit une intensité dramatique .

Ce journal retrace – de façon précise et concrète – l’évolution de son développement spirituel, ses doutes, ses compréhensions et son courage à franchir les frontières de l’intellect.

Ce livre se lit comme un roman et nous offre de précieux enseignements recueillis de la bouche même de Ma Anadamayi ( instructions sur la méditation, les émotions, le travail, l’attitude quotidienne….). A travers ces pages, le lecteur peut aussi, d’une certaine façon, avoir le darshan de la sainte, ressentir sa présence et partager se façon unique de guider les êtres vers l’illumination.

Photo Nathalie Anthony, Bénarès, Janvier 2010.

PHOTOS et RETROSPECTIVE

Photo Nathalie Anthony, Bénarès, Janvier 2010.

 

Photo Alain Daniélou, Bénarès, 1939.

 

Photo Alain Daniélou, Bénarès, 1939.
Photo Nathalie Anthony, Bénarès, Janvier 2010

 


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