ÉDITO
Alain Daniélou, Zagarolo, Rome, Février 1991. Photo Sophie Bassouls
Nous voici bien en retard pour vous adresser notre hivernale lettre solsticienne. Mais comme les fêtes ne manquent pas en cette période nous la mettrons sous le signe d’une fête romaine bien païenne c’est à dire la Befana. Curieuse corruption, amusant paronyme, opérés par la paillardise du peuple romain qui transforme le mot « Epiphanie » en celui de « Befana » qui, personnification
de l’Epiphanie, est une « strega », une sorcière au fichu noir, chevauchant son balai pour apporter soit des
cadeaux – encore ! après ceux de Saint Nicolas, de Noël et les étrennes du jour de l’an sans remonter à Halloween
– soit des morceaux de charbon réservés aux enfants désobéissants ou paresseux. Fête populaire joyeuse dont la
proposition de suppression entraîna récemment une levée si impressionnante de boucliers dans toute la province
que la fête et le jour férié furent maintenus.
Vous trouverez dans cette lettre les projets envisagés pour commémorer les 100 ans de la naissance d’Alain
Daniélou dont la réalisation sera en quelque sorte le point d’orgue de mes activités dans ce domaine. En effet le but
que je m’étais fixé à savoir la publication de tous les écrits d’Alain Daniélou, arrive à son terme et comme je pense
ne pas être là pour de 200è anniversaire en 2107…
